Officiellement ; Accessoirement ( Bis ) & Anciennement.

Officiellement ; Accessoirement ( Bis ) & Anciennement.
Je suis sur Pause. Le monde continue de vivre, oui, mais moi je reste sur Pause. C'est un Arrêt momentané. Du coeur, de l'esprit, du souffle, de la vie. Je m'arrête car je ne puis plus avancer. C'est ma faute, car tout est toujours de ma faute. Je décide de chacun de mes pas, même inconsciemment. Courir n'est plus pour moi, j'ai perdu mon souffle, je traîne, je me traîne derrière tous les Autres, & rien ne va, car je n'arrive plus à rattraper mon retard. J'voulais prendre un raccourci, mais au final je me suis perdue. Des fois j'essaye de revenir sur mes pas pour mieux comprendre ce connard de plan mal fichu & de reprendre le bon chemin. Mais des fois je me plaîts dans cette bourgade de cul-de-sac & je reste plantée là à me demander où aller au prochain carrefour, pour mieux me perdre encore. J'essaye d'y aller à l'aveugle, au pif, le hasard fait bien les choses, dit-on. Alors oui, mes pieds s'enlisent, je m'enfonce & je me perds, tout ce chemin devient un véritable labyrinthe, la carte reste paumée depuis longtemps, mais c'est cette aventure que j'ai choisi, cette route là, alors je continue. J'me demande où je finirai au final. J'me demande si au point d'arrivée je vais retrouver tous les Autres participants ou si c'est une autre sortie que je prendrai. Mais pour l'instant j'm'en fiche. Je suis heureuse dans toute la tristesse que je me suis construite. Je vais mal & ça va. Parfaitement. Je suis vidée. Ce doit être qu'une passe parce que ça dure jamais longtemps, c'est comme un peintre qui ne saurait plus quoi dessiner, un jour, la douleur revient, & là, tout ira. Mais là je suis vidée. Je me retrouve une nouvelle fois devant une page blanche à compléter. Une barre noire clignote sans arrêt.

# Posté le dimanche 26 août 2007 04:19

Modifié le samedi 11 octobre 2008 12:02

Au.secours.

-








Elle pourrait partir, aussi.
Enfin, Je.


( ... )

Laisse tomber.

# Posté le jeudi 30 août 2007 02:13

Modifié le vendredi 20 février 2009 03:09

« Si on est heureux, il n'y a aucune raison de s'infliger cette souffrance qu'est l'écriture. » Charles Juliet.



La chute est lente, longue,
mais semble si paisible...
La chute est douce, douce
comme le souffle du vent,
comme la bise d'un été,
chaleureuse comme le soleil
le matin après sa tournée
de bonheur quotidienne,
presque agréable. La chute
m'entraîne, loin, loin de
vous, mais près, près de
ces conneries, mais dieu
comme cette chute est
silencieuse... Mon dieu.

Ne me relevez pas.
Jamais.

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 07:54

Modifié le dimanche 22 février 2009 03:54

« Retournez à la case départ. »

« Retournez à la case départ. »


x x x

J'aurais voulu te dire que tes yeux me rendaient triste,
que ta voix me rendait triste, que ton inquiétude me rendait triste, que les intonnations de ton nom, de tes mots, me rendaient triste, que ta façon de partir me rendait triste, que tes petites façons me rendaient triste, que ton rire me rendait triste, que chacun de tes mouvements me rendait triste, que ta présence même
à côté de moi me rendait triste, que tout en toi me
rendait triste, mais que je n'avais jamais été aussi
vivante, peut être même heureuse, depuis longtemps. Mais tu vois, aucun son, aucun mot ne pouvait, ne voulait, sortir de ma bouche. Je suis juste restée là, intacte, à te regarder en silence, à admirer ton visage inquiet, tes sourcils gentiments froncés, ta moue boudeuse, ton
regard franc, j'étais juste là, les mots, coincés au fond
de la gorge, le coeur fermé.

x x x

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 04:55

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 01:52